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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 17:57

Merci à Aurélia Mouraud pour le montage

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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 21:58
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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 19:45

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De Sada à Lanzarote

Après de multiples reports, c’est un départ de Sada le 13 Novembre, soit un mois après le départ prévu. Suite à des convoyages au près, c’est du portant soutenu qui nous attend pour la première portion de parcours jusqu’au canaries. Le départ s’est fait dans 10 nœuds de vent en très bonne place, puis le vent se renforce assez rapidement à la sortie de la baie de la Corogne. Le petit spi est maintenant en place et la vitesse devient rapidement trop élevée pour un début de course. La dernière grande navigation était il y a deux ans, donc le manque de confiance me fait affaler le spi. Je constate aussi que la pile ne fonctionne pas. Ne connaissant pas les batteries et panneau solaire qui sont neufs, le stress devient fort, j’arrête tous les instruments et je prend la barre, le temps de réfléchir aux solutions à envisager. La frustration est grande de voir passer les prototypes et quelques bateaux de série avant le coucher du soleil. La pile est irréparable, je sors les instructions nautiques pour voir quels sont les ports pour une escale. La route Est pour une éventuelle escale me permet de faire du spi dans de bonnes conditions et d’avoir une bonne trajectoire. Au troisième matin je reçois la première vacation BLU audible et j’apprends que je suis cinquième, alors que je me voyais très mal placé. J’affiche en permanence la tension des batteries sur le GPS pour contrôler la charge, et au troisième jour je vois que ça recharge bien. A ce moment là je suis quasiment sûr de ne pas faire escale, en me gardant une réserve sur la quatrième journée.

 

Les Canaries

Je suis quatrième au pointage de Lanzarote, Nicolas Boidevezi a du faire escale pour réparer. La sortie de l’île est difficile avec une mer de face et un vent fort de travers, ça tape, ça mouille, et je suis très fatigué des jours précédents où mon temps de sommeil s’est bien réduit pour ne pas trop utiliser le pilote. J’étudie la solution de passer au milieu de l’archipel pour avoir une route plus confortable. En s’écartant de l’île tout s’arrange, je peux alors reprendre ma route initiale et passer au nord des îles pour éviter les dévents. Le passage des îles est très sympa avec des objectifs à faible distance et des paysages à admirer. En 24h à peine je quitte les îles et là, le prochain cap est celui de la Guadeloupe, le GPS m’annonce 2500 miles à parcourir, c’est très impressionnant. Je prends aussi conscience de l’ouverture nord/sud et des choix de route possible.

 

Les options

Je profite de la première nuit après avoir quitté la Palma pour récupérer de la première partie de course très venté et humide. Le temps passé à travailler la météo devient de plus en plus long, les choix de route sont très importants. L’envie de rester au nord proche de l’orthodromie est forte mais la météo annonce un anticyclone dans le nord et donc du vent plus fort au Sud. Sachant que Boréal a besoin de plus de vent que certains prototypes pour être performant, je me dis que le premier à investir dans le sud aura raison. Le choix d’empanner est dur à prendre quand on est sur la bonne route mais je me force à y aller. J’apprends que Bertrand Delesne a perdu beaucoup de distance et je me retrouve troisième. Sur le coup je trouve ça bien, mais j’ai d’autant plus la pression sur le choix de ma route. Le rythme change et je prends conscience de la durée de la traversée, on imaginait avant le départ une transat express mais les alizés faiblissent et imposent une route sud qui va rallonger le chemin. Pendant deux nuits successives des grains sans vents me ralentissent beaucoup,  Bruno Garcia qui est quatrième n’est plus que 10 miles, c’est un peu la crise à bord pendant ces grains, surtout que la journée le bateau n’avance pas très vite.

 

La guerre des nerfs

L’alizé se renforce maintenant et le sourire revient, il faut maintenant s’occuper d’éviter l’extrémité du front froid qui était annoncé avant le départ de la course. Mon positionnement sud me met en confiance, j’espère garder du vent dans les alizés profonds et éviter cette rupture d’alizé. Je réalise au fur à mesure des classements (distances au but) que les deux premiers bateaux sont ralentis par cette rupture d’alizé. Deux jours après je me retrouve à quelques miles des premiers et me vois la gagner cette course mais faut garder la tête froide, on est presque à 1400 miles de l’arrivée. La météo du jour suivant m’indique tout autre chose : pas d’alizé profond et une dépression qui se crée au bout du front froid, ce qui va perturber l’alizé. Les trois jours qui suivent sont les plus terribles pour le moral, les deux premiers concurrents sont maintenant au portant et refond leur avance. En plus d’avoir une moyenne plus faible, les manœuvres s’enchainent continuellement à cause du vent instable, c’est très éprouvant nerveusement et physiquement. Mais j’ai pas le droit de lâcher, elle est précieuse cette troisième place, et les deux poursuivants ne sont plus très loin.

 

Dernier run

L’alizé se rétablit à 700 miles de l’arrivée, mon positionnement sud me permet d’avoir une trajectoire directe. Bertrand Delesne a dépassé Bruno Garcia et se trouve à moins de 30 miles à 3 jours de l’arrivée. C’est intense, j’optimise le temps pour être le plus possible sur le pont. Il faut barrer, placer le bateau dans les vagues, faire durer les surfs le plus longtemps possible pour augmenter la vitesse moyenne. Les derniers classements sont tout juste audibles sur le poste BLU mais je suis toujours troisième avec des écarts qui semblent stables. Il faut profiter de chaque grain, utiliser les variations de direction pour placer des empannages au bon endroit. Tout ça a payé, le classement du dernier jour m’indique que je refais un peu mon avance, c’est fou !! Mais la tension est toujours là, faut pas casser, le vent est toujours soutenu, il y a des casiers de pêcheur, des bateaux, des îles. A 6 miles de l’arrivée le zodiac du photographe est là, les couleurs du coucher de soleil sont superbes, je suis troisième de la mini transat et je suis juste heureux, très heureux ! D’autres bateaux viennent m’accompagner jusqu’à la ligne d’arrivée, ce moment est magique…

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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 17:38

C'est un peu le début des grandes vacances: après un été très chargé en activité. L'aventure commence maintenant avec le départ du convoyage pour Douarnenez où un programme bien rempli va nous attendre avec tous les rendez vous obligatoires. Le prologue aura lieu le dimanche 6 Octobre. Le départ de la course sera donné le 13 Octobre.

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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 10:54

L’aventure est si belle que j’y retourne ! Cette course apporte beaucoup, mais il y a eu beaucoup d’hésitations surement à cause de toutes ces galères qui peuvent survenir n’importe quand. J'ai une revanche à prendre sur la dernière transat, le dématage n'est pas une option !

Cette année le parcours a changé, terminé le Brésil, on va en Guadeloupe au départ de Douarnenez, c’est donc la route classique des Alizées sans la difficulté du pot au noir.

La mission jusqu’au départ sera de réunir suffisamment de partenaires pour boucler le budget.

Tous mes remerciements à Fruits & Compagnie qui constitue mon premier soutien.

Rendez vous le 13 Octobre à Douarnenez !

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 14:00

Belle victoire pour cette première épreuve de la saison. Il s'agissait d'une mini golfe raccourcie en raison de vents plutôt légers, c'est donc un parcours entre La Grande Motte et Agde qui s'est couru. En plus les conditions pour ce week end étaient très bonnes, moins d'une semaine avant il faisait très froid avec des coup de vents. Là c'étaient des conditions douces et des vents plutôt faibles mais suffisants pour faire une belle course. J'ai en tous cas de mon côté pris beaucoup de plaisir, j'ai eu de la conviction dans mes choix stratégiques et une bonne vitesse qui m'a mis en confiance dès le début de la course.

Il est nécessaire de terminer une épreuve dans l'année de la transat pour être admis à la mini transat, voilà c'est fait ! La prochaine course au programme est le grand 8 cet été, puis la mini transat en octobre si des sponsors veulent bien se rallier à mon projet.

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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 21:45

20 Arrivée

La transat Québec St Malo a été fidèle à sa réputation: très technique et intense dans le fleuve, et très musclée et engagée sur la traversée. Le vent dominant était portant, ce qui a permis de tenir des moyennes parfois très élevées, les équipages ont été très sollicités pour tenir la cadence. Il y a eu beaucoup de casse mécanique sur la course, nous concernant c'est le grand spi qui s'est déchiré et l'étai principal qui a cassé au milieu de l'Atlantique, ce qui nous a forcé à jouer la prudence pour ramener le bateau à St Malo avec son gréement en place.

Notre équipage était constitué de David Augeix le skipper, de Jeffrey Macfarlayne, de Simon Boivin un journaliste du "Soleil", un quotidien de Québec. Son travail consistait à envoyer un article par jour à sa rédaction, les articles sont rassemblés sur ce blog. Sa façon de perçevoir la course est très intéressante, ce n'est pas un récit mais des nouvelles, avec le point de vue d'un terrien (dans le sens: pas un marin).

Sur le plan sportif c'est une déception, on termine à la 15ème place, mais la casse mécanique fait partie du sport. L'expérience quant à elle a été très enrichissante, et ces premiers pas dans la classe 40 invitent à récidiver, amis sponsor, à vos téléphones...

Ci-dessous quelques séquences de la course vue de l'intérieur, et ci-contre un album photo.

Un récit détaillé du convoyage France Québec est en ligne. 

 
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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 16:34

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Mission accomplie, nous voilà arrivé au port de Québec avec un bateau en parfait état. La navigation sur le fleuve a été longue à cause de l'absence de vent et de courants contraires. Il y a eu beaucoup de brume mais pendant les eclaircies ça a été un vrai spectacle: phoques, baleines, oiseaux, forêt dense. 8 class 40 sont déjà au port, reste presque un mois pour découvrir Québec et préparer la course.

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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 19:05

Dernière étape du convoyage, on est parti hier de Gaspé pour Québec, soit environ 2 jours de mer.

Il était difficile hier soir de quitter un endroit aussi charmant. On remercie Jean Marc le président du club de voile qui nous a servi de guide pour découvrir la région.

La navigation dans le fleuve s'annonce compliquée, courant de face, vents faibles et changeants (un peu comme en méditerrannée). Il va falloir être patient.

Les conditions du moment sont devenues favorables depuis quelques heures : 13 nds au 50, et une route sous spi au 250 pour 9 nds avec un courant de marée légèrement favorable.

Le temps change vite, du soleil ce matin, de la pluie maintenant, qui devrait persister d'après la météo, la température est de 25 degrés au plus chaud de la journée.

Rififi par 49°28 N et 66°03 W

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 20:28

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Traversée express des Açores au Canada, pas moins de 9 noeuds de moyenne ! 8 jours de traversée dont 5 avec des vents portants, des surfs interminables, un vrai bonheur. Pas d'arrêt à St Pierre et Miquelon, la météo en a décidé autrement. On a filé directement sur Gaspé à l'entrée du fleuve. La prochaine étape jusqu'à Québec devrait durer 3 jours, mais la météo et les courants sont capricieux dans le fleuve. L'arrivée sur le continent a été spectaculaire, le parc naturel de la Gaspésie avec des immenses forêts vertes. On a croisé 2 class 40 qui sortaient de Gaspé. C'est assez intéressant de rencontrer nos cousins Canadiens et leur accent si particulier.

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